En 1699, une nouvelle épidémie survenue en Nouvelle-France n’a pas épargné Rivière-Ouelle. À la fin de l’année, onze personnes avaient perdu la vie. Parmi les victimes se trouvait Robert Lévesque, l’époux de Jeanne depuis 20 ans, décédé le 11 septembre 1699, moins de deux semaines après son 57e anniversaire de naissance. Vingt-cinq jours plus tard, Charles, le second fils que Jeanne avait eu avec Guillaume Lecanteur et le dernier à survivre à son père, mourait à son tour à l’âge de 24 ans. [⇒]
L’héritage de Jeanne
Trois mois après la mort de Jeanne, en février 1717, ses fils ont ratifié l’entente de 1705. Son fils cadet, Joseph, est décédé en 1755, laissant neuf enfants. Pour sa part, son deuxième fils, Pierre-Joachim, qui a laissé douze enfants, est mort en 1759, juste avant la chute de Québec aux mains des Anglais. François-Robert, son aîné, a vécu jusqu’en 1765, laissant derrière lui onze enfants, parmi lesquels Jean-Baptiste, mon ancêtre. En tout, 32 petits-enfants de Jeanne lui ont survécu et ont engendré des milliers de descendants. [⇒]
Le testament de Jeanne
Lundi matin, le 30 janvier 1713, Jeanne-Marguerite Chevalier s’est assise dans sa chambre et a dicté ses dernières volontés. Elle avait alors 69 ans et vivait dans la maison dans laquelle elle avait passé tant d’années avec son deuxième mari, Robert Lévesque, à Rivière-Ouelle, le long du fleuve Saint-Laurent. La maison appartenait maintenant au deuxième fils qu’elle avait eu avec Robert, à la suite de des arrangements pris avec lui et ses frères en juillet 1705. [⇒]