De retour de Seattle avec le précieux souvenir du beau mariage de ma nièce et de son fiancé de longue date ainsi que de la charmante réunion de famille que ce mariage avait occasionnée, j’avais à peine eu le temps de me remettre du décalage horaire que j’ai vécu un autre moment de gratitude. Trois de mes amis français avaient organisé une fête d’anniversaire surprise, réussissant à prendre contact avec plusieurs personnes rencontrées au cours de mes différentes activités en France, des personnes qu’ils ne connaissaient que par nos conversations. D’une manière ou d’une autre, ils avaient réussi à les trouver soit par courrier électronique soit par téléphone. Ce fut une surprise vraiment délicieuse. Et maintenant, je dispose d’un magnifique collage des photos envoyées par ces personnes.
En savourant tous ces moments magiques, je réfléchis au sentiment de gratitude… Combien je suis reconnaissante d’avoir tous ces membres de ma famille, qu’ils soient liés par le sang ou par des liens, des centres d’intérêt et des valeurs partagés. Je suis reconnaissante envers toutes les personnes merveilleuses rencontrées autrefois et avec lesquelles je suis restée en contact, et envers celles dont je continue à faire connaissance, toutes celles qui enrichissent ma vie actuelle de leur amitié, de leurs sourires et parfois de leurs peines, de leur soutien lorsque j’en ai besoin, consciemment ou non. Je suis également reconnaissante envers les personnes qui se manifestent lorsqu’un problème survient et qui demeurent présentes une fois qu’il a été résolu. Grâce à toutes ces personnes, j’ai appris et je continue à apprendre le véritable sens de l’amitié, l’un de ces cadeaux de la vie qui « donnent de la valeur à la survie », selon l’auteur et théologien C.S. Lewis.
Je suis également reconnaissante au fait que ma passion pour l’histoire et que mon cerveau encore actif me permettent de relever des défis et de trouver de nouvelles pistes à explorer. Ma fascination pour la vie de Madame de la Peltrie et la façon dont elle a géré son argent de part et d’autre de l’océan Atlantique à une époque où les virements bancaires n’existaient pas, n’est pas tout à fait terminée puisque je donnerai une conférence le 16 novembre, à l’occasion de la réunion annuelle des Amis du Perche, au Musée de l’émigration française au Canada, à Tourouvre, à quelques heures de Dieppe. Cette année, mon intérêt pour les femmes françaises du XVIIe siècle m’a amenée à explorer l’histoire des couvents de plusieurs congrégations religieuses dieppoises de cette époque. Ma présentation sur ce sujet est prévue pour ce samedi 19 octobre au Havre au congrès annuel de la Fédération des sociétés historiques et archéologiques de Normandie.
Et maintenant, cet intérêt m’amène à commencer à me renseigner sur la vie de ce très petit, mais remarquable (du moins à mes yeux) groupe de Filles du Roi qui se sont révélées protestantes. Douze d’entre elles sont répertoriées dans l’inventaire des Filles du Roi d’Yves Landry, la plupart originaires de La Rochelle, mais deux originaires de Rouen ! Qui étaient ces femmes ? Pourquoi avaient-elles choisi de partir avec d’autres femmes courageuses alors que le programme devait être réservé aux catholiques ? Qu’étaient-elles devenues au Québec ? Deux d’entre elles avaient renoncé à leur foi. Etait-ce le cas pour toutes ?
Si l’un ou l’une d’entre vous a des informations sur ces femmes, n’hésitez pas à nous les communiquer.
P.S. Je suis également reconnaissante envers ma chatte bien-aimée Quincie d’être toujours aussi fougueuse et de continuer à m’aider à prouver que les femmes sans enfants mais avec des chats peuvent mener des vies divertissantes et fructueuses !
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