À la fin de mon livre sur mon ancêtre Jeanne Chevalier, je m’étais donnée trois tâches. La première était de comprendre ce que l’histoire de Jeanne signifiait dans ma vie et dans celle de ma famille élargie. La seconde, de résoudre les mystères concernant la vie de Jeanne et de ses trois maris. La troisième tâche consistait à décrire les nombreuses aventures merveilleuses vécues durant mes recherches et les personnes exceptionnellement généreuses qui m’avaient aidée en cours de route. Dans mon dernier livre, Le Cadeau de Jeanne : Trouver un chez-soi, j’ai raconté non seulement les progrès réalisés dans ces tâches mais aussi la façon dont mon cheminement a fini par changer ma vie pour toujours.
Après la publication de cet ouvrage, j’ai reçu plusieurs commentaires montrant en quoi ces anecdotes généraient chez les lecteurs une réflexion sur la signification du chez-soi, de l’amitié, de l’identité et du changement, en particulier dans le troisième chapitre de leur vie. J’ai déjà écrit sur l’importance de l’amitié dans ma vie. En ce moment, comme je commence à songer à l’année prochaine, j’ai décidé de prendre un moment pour me ressourcer et réfléchir au « changement » et à ma façon par de le gérer.
Dans ce livre, j’ai décrit ma façon habituelle de le faire : ignorer l’impact et continuer à aller de l’avant. C’est ce que j’avais fait après mon déménagement de Californie pour retourner vers l’Est des États Unis sans prendre le temps de l’acclimatation, de la réflexion sur mon changement de mode de vie ou même sans pendaison de crémaillère. C’est également ce que j’avais fait après la mort d’une amie proche et, plus tard, après celle de mes parents : pas le temps de porter le deuil ni de penser à la fragilité de la vie. J’avais effectivement rédigé des notes sur les évènements et sur les sentiments éprouvés, mais il n’avait pas été trop difficile de me dire : « Je n’ai pas le temps maintenant de faire une pause, tout comme je n’en avais pas les années précédentes. Passe à l’action. Crée-toi un plan. » C’est ce que j’imaginais que mon arrière-grand-mère Jeanne avait probablement fait, en faisant face à tant de changements dans sa vie, même si je ne sais pas si elle aimait autant faire des projets que moi !
Maintenant, au début d’une nouvelle année, je ne suis pas sûre d’avoir autant d’énergie qu’avant, après tous ces changements dans ma vie, avant et après mon aménagement en France et à la suite de toutes ces visites et ces fêtes de Noël et de la fin d’année, pour planifier les mois suivants. Peut-être est-ce le moment de faire une pause !
Pendant notre fête de Saint Sylvestre, une amie a voulu connaître mes projets pour l’année 2024. J’ai répondu : « Rien … sauf, peut-être, marcher dans l’eau au moins une fois cette année ! » C’est probablement un peu exagéré, et après quelques jours de repos je serai bientôt prête à reprendre mes nombreuses activités en France. Même si je suis parfois un peu jalouse de Quincie qui passe maintenant la plupart de ses journées à dormir, je sais que je ne peux pas vraiment ralentir. Je suis d’accord avec le poète gallois Dylan Thomas : « Je n’ai aucune envie d’entrer en douceur dans cette nuit calme. »
Comment, cher lecteur/chère lectrice, avez-vous géré les changements dans votre vie passée, qu’il agisse de modifications mineures dans votre routin quotidienne, de bouleversements majeurs de votre mode de vie, ou bien de situations intermédiaires ? La façon dont vous gérez normalement le ces évènements et leurs conséquences a-t-elle changé au cours des années ?